samedi 13, juin 2026
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À quelques jours du lancement des opérations de correction du baccalauréat session 2026, de vives contestations émergent dans le milieu éducatif du Mayo-Kebbi Est. Plusieurs acteurs de l'enseignement dénoncent des irrégularités présumées dans le choix des correcteurs, remettant en cause la transparence et l'équité du processus.
Par notre correspondant à Bongor, Gabsou Olivie
Selon des informations recueillies auprès de plusieurs sources concordantes dans la province, des personnes retenues pour participer à la correction des copies ne répondraient pas aux critères habituellement exigés par l'administration scolaire. Certains enseignants affirment que des individus n'exerçant pas dans les classes de terminale, voire n'ayant pas enseigné depuis plusieurs années, figureraient parmi les correcteurs sélectionnés.
Des interrogations portent également sur la présence de responsables administratifs et de personnels techniques dans des disciplines qui ne correspondent ni à leur spécialité ni à leurs fonctions actuelles. Cette situation suscite l'incompréhension de nombreux enseignants qui estiment avoir été écartés malgré leur expérience directe de l'enseignement en classe d'examen.
Dans les établissements scolaires de Bongor, Gounou-Gaya et Fianga, plusieurs voix s'élèvent pour dénoncer ce qui est perçu comme une gestion opaque des désignations. Des enseignants rencontrés par notre correspondant évoquent un sentiment d'injustice et craignent que ces pratiques n'affectent la crédibilité d'un examen national dont les résultats déterminent l'avenir de milliers de candidats.
« Les correcteurs devraient être choisis sur la base de leurs compétences, de leur spécialité et de leur implication effective dans les classes de terminale », confie un enseignant sous couvert d'anonymat. « Lorsque ces principes ne sont plus respectés, cela nourrit forcément les soupçons. »
Au cœur des critiques figure le processus de sélection mis en œuvre au niveau provincial. Plusieurs acteurs du secteur éducatif demandent aux autorités compétentes de publier les critères ayant conduit au choix des correcteurs afin de dissiper les doutes et d'assurer une plus grande transparence.
Face à la gravité des accusations relayées dans les milieux éducatifs, de nombreux observateurs estiment qu'une clarification officielle s'impose. Ils appellent le ministère de l'Éducation nationale à vérifier la conformité des listes établies et à prendre, le cas échéant, les mesures nécessaires pour préserver l'intégrité du baccalauréat.
En attendant une éventuelle réaction des autorités concernées, cette affaire continue d'alimenter les débats dans le Mayo-Kebbi Est, où enseignants, parents d'élèves et candidats suivent avec attention l'évolution d'un dossier susceptible de raviver les interrogations sur la gouvernance du système éducatif local.
Affaire à suivre