lundi 7, septembre 2026
Frankfurt am Main : 25,8°C - Vent 9,0
Le procès de l’ancien chef d’état-major général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), Christian Tshiwewe Songesha, et de plusieurs officiers se poursuit devant la Haute Cour militaire. Mais avant même que les juges ne s’attaquent au fond du dossier, la défense a décidé de livrer bataille sur le terrain de la procédure.
L’ex-chef militaire, six généraux et deux colonels sont poursuivis notamment pour « complot » et violation des consignes. Des accusations que leurs avocats contestent, en mettant en cause les conditions dans lesquelles leurs clients ont été arrêtés et détenus.
Au cœur de la controverse : le Conseil national de cyberdéfense, un service rattaché à la présidence de la République. Selon la défense, cette structure aurait procédé à des arrestations et à des détentions sans disposer d’un cadre légal clairement établi. Les avocats dénoncent ainsi des irrégularités susceptibles, selon eux, d’entacher l’ensemble de la procédure judiciaire.
Cette contestation intervient alors que le procès revêt une dimension particulièrement sensible dans un pays confronté à de fortes tensions sécuritaires et politiques. La défense entend donc obtenir des éclaircissements sur la légalité des actes posés avant la comparution des prévenus.
Pour l’heure, la Haute Cour militaire doit déterminer si ces contestations procédurales sont suffisamment fondées pour affecter la suite du procès. Une étape cruciale avant l’examen des accusations portées contre les anciens hauts responsables militaires.