lundi 7, septembre 2026
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Cent jours. Cent long jours que les leaders du Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP) croupissent dans les geôles de Klessoum. Leur seul crime ? Avoir osé planifier une marche pacifique. Une manifestation qui n'a même pas eu lieu, étouffée dans l'œuf par un pouvoir allergique à la moindre contradiction.
Cette détention prolongée illustre avec fracas les dérives du régime de Mahamat Idriss Déby, alias « Kaka ». Sous couvert d'une transition censée ramener la stabilité et moderniser les institutions, les méthodes d'un autre âge perdurent. La promesse démocratique s'efface devant une réalité brutale : la criminalisation systématique de la liberté d'expression et du droit de réunion, pourtant garantis par les textes internationaux.
En enfermant des opposants pour de simples intentions politiques, le pouvoir envoie un signal terrifiant à la société civile tchadienne. La prison de Klessoum devient le symbole d'un verrouillage autoritaire où le dialogue est remplacé par le cachot.
Cette justice aux ordres et cette répression préventive entachent durablement la crédibilité des autorités. Cent jours d'injustice, c'est cent jours de trop pour une démocratie qui n'en a plus que le nom. La libération immédiate des dirigeants du GCAP ne doit plus être une concession, mais une exigence absolue pour le droit et la dignité.